Partager l'article ! Portugal 1991, Extrait n°6: Mardi 30 juillet 1991 (Sando) Après quelques kilomètres halte à Guimarães, ville assez mignon ...
Après quelques kilomètres halte à Guimarães, ville assez mignonne avec quelques monuments et un centre pittoresque. Dans les villes portugaises il faut souvent monter ce qui fait tirer la langue aux enfants. Zoune s’accroche aux courroies de l’appareil photo. A un étal Marcia achète une passoire à thé que nous ne retrouverons plus. Enfin, en haut d’un raidillon se dresse le palais des ducs de Bragance avec de curieuses cheminées en brique rouge qui semblent d’usine. Malheureusement, il faut attendre la guide qui va décrire la moindre chiure de mouche du début à la fin d’abord en anglais puis en portugais. Quelques belles salles, mais souvent un énorme mollet ou un non moins énorme fessier obturent mon champ visuel. Lorsque nous changeons d’étage c’est un grand défoulement verbal dans les escaliers, puis à nouveau un silence de pierre tombale. Nous l’avons échappé belle car à la fin de la visite, s’avisant que Marcia est française la guide lui dit « Vous auriez dû me le dire j’aurais aussi décrit en français » !
C’est une horde de loups affamés qui descend sur la ville. Une boutique de restauration rapide portugaise attire notre attention et malgré les craintes de Marcia les plats sont donnés, mais il n’y a pas de place. Zoune mange à la table d’une dame, Minoute à celle de jeunes filles et moi debout au-dessus des plats vides disposés sur le sol. En dessert, ils se gavent de yaourts très liquides.
Sur le parking, le gardien vêtu de noir, misérable et poussiéreux se répand en 12000 courbettes pour les 2 francs que nous lui donnons.
La route se poursuit tout doucement jusqu’à la traversée du Douro où un mauvais aiguillage nous fait revenir sur nos pas. La route est
interminable à travers mamelons et forêts dont certaines tailladées des cicatrices d’incendies. Une végétation très dense avec pins, fougères, eucalyptus et chênes-lièges qui tendent leur bras
rouges et que Zoune guette à chaque tournant. Il faut parfois piétiner derrière une voiture pendant 30 kilomètres qui nous demandent presque une heure. Enfin en rejoignant la nationale nous
débouchons à Aveiro pour aller loger sur le cordon littoral à Praia de Barra. La route qui y conduit traverse les marais salants et de grands et petits tas de sel blanc ponctuent le quadrillage
régulier des marais. A Praia de Barra aucune construction de cette station balnéaire ne semble avoir plus de 10 ans.
Le camping est sous la pinède mais trouver une place dans l’enchevêtrement des tentes s’avère difficile. Nous trouvons un petit nid coincé entre les grandes surfaces des portugais, Zoune et
Minoute sont encore passés à l’as. D’un côté nous avons la lagune sans une ride d’eau et de l’autre un océan sauvage avec de gros rouleaux et de bons paquets de mer. Marcia sympathise avec notre
voisin portugais-hollandais.
Carmen commence à attirer les foules...
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